HISTOIRE DU VILLAGE
Haut Moyen Âge (VIe–VIIIe siècles)
Les plus anciennes traces d'occupation humaine remontent à cette période : un répertoire archéologique publié en 1908 mentionne des tombes en molasse caractéristiques de cette époque.
Moyen Âge seigneurial (XIIIe–XIVe siècles)
Menthonnex apparaît comme paroisse indépendante en 1275. En 1344, une reconnaissance féodale de Guillaume de Menthonay au profit du comte de Genève fournit le premier témoignage sur l'organisation seigneuriale locale et sur la famille du même nom. Le village relevait alors de plusieurs seigneurs, notamment celle du Turchet, la seigneurie de Menthonnex résultant probablement d'une division entre deux branches familiales.
Époque moderne (XVIe–XVIIIe siècles)
Le premier dénombrement connu, en 1562, recense 420 habitants, avec des foyers parfois très nombreux (jusqu'à 18 personnes). François de Sales effectue une visite pastorale. La paroisse retrouve son autonomie en se séparant définitivement de Villy-le-Bouveret. Un premier cadastre est établi entre 1728 et 1738, et une enquête de 1756 compte 73 feux, signe d'une reprise démographique. L'église, le clocher et le presbytère sont réparés en 1787.
Révolution et XIXe siècle
L’entrée des troupes du général Montesquiou en Savoie le 22 septembre 1792 fait basculer le duché dans la Révolution ; Menthonnex envoie un député à l'Assemblée des Allobroges à Chambéry. Sous l'An X, la municipalité proteste auprès du préfet contre un projet de fusion avec une commune voisine. Le siècle est marqué par la scolarisation (école de garçons dès 1832, école de filles peu après), l'entretien des chemins communaux dans les années 1840 et une croissance de la population : 751 habitants pour 120 familles en 1848. L'église, dont les murs s'étaient effondrés, fait l'objet de travaux successifs (chœur, sacristie, toitures, chapelles latérales), puis d'un projet de reconstruction. Lors du rattachement à la France (traité de Turin, 1860), les 198 votants de la commune choisissent à l'unanimité l'option « Oui et Zone », favorable à la grande zone franche avec la Suisse.
Première moitié du XXe siècle
Un bureau de poste ouvre en 1910. La Première Guerre mondiale coûte 42 vies sur 83 mobilisés, un tribut très lourd commémoré par un monument aux morts figurant un poilu. En 1931, le curé Henri Descombes fait édifier un oratoire dédié à saint Roch et sainte Agathe au Crêt Lovet, et le réseau d'eau est installé entre 1932 et 1935.
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1860 | 1871 | Jacques Dupont | ||
| 1871 | 1878 | Victor Henry | ||
| 1878 | 1888 | Pierre Chamot | ||
| 1888 | 1919 | Jean-Pierre Fournier | ||
| 1919 | 1925 | François Henry | ||
| 1925 | 1944 | Marc Lachat | ||
| 1944 | 1968 | Fernand Chamot | PCF | Ancien résistant |
| 1968 | 1989 | Sylvain Duret | Ancien résistant | |
| 1989 | en cours | Guy Demolis | ||
